Contexte

Les Technologies de l'Information et de la Communication font aujourd'hui partie intégrante du fonctionnement des établissements d'enseignement supérieur. Les services et les ressources numériques accessibles par les étudiants, enseignants, chercheurs et personnels administratifs recouvrent l'ensemble des domaines fonctionnels.

Les ressources numériques et les services numériques d'un établissement sont généralement accessibles via un dispositif de type ENT (Espace Numérique de Travail) via l'Intranet ou au travers de l'Internet. L'accès via Internet ouvre la voie au nomadisme, au télétravail, au partage des ressources entre établissements, il permet d'élargir l'offre de formation à de nouvelles populations, notamment l'enseignement à distance et la formation ouverte et à distance et de renforcer les relations de l'établissement avec le grand public et le tissu socio-économique.

Il y a un intérêt stratégique à faciliter l'accès aux services et aux ressources numériques de l'établissement mais cet objectif ne doit pas éluder la nécessité de contrôler les accès pour certaines ressources à protéger et qui ne doivent être accessibles qu'aux personnes dûment autorisées.

Le contrôle d'accès aux ressources et services se traduit généralement par la mise en œuvre de mécanismes d'identification, d'authentification et de gestion des autorisations s'appuyant sur un ensemble de données géré au sein d'un référentiel de type « annuaire ».

Les annuaires, initialement mis en œuvre pour des fonctions de contrôle d'accès et de pages blanches ont vu croitre la liste des applications et des services qui en dépendent. Ils occupent une place cruciale au coeur du « Système Global d'Information » (SGI) des établissements. De leur qualité (complétude, exactitude et fiabilité) dépend le bon fonctionnement des Systèmes d'Informations.

Pour différentes raisons il est nécessaire d'avoir un cadre de cohérence commun matérialisant la structure et le contenu de ces annuaires : lisibilité des données, portabilité des applications, facilitation des échanges entre établissements.

Un ensemble de documents normatifs (RFC LDAP) élaborés au niveau international a établi un premier cadre pour la mise en oeuvre des annuaires. Cet effort initial a du être complété afin de satisfaire les spécificités de communautés particulières.

Pour les Établissements d'Enseignement Supérieur (EES) les premières recommandations appelées SupAnn v1 furent publiées en juillet 2003. Elles définissaient un ensemble d'éléments jugé suffisant au moment de leur publication. Depuis de nouveaux besoins sont apparus justifiant la parution des moutures 2008, 2009, 2018, 2020 et aujourd'hui 2021.